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 les oubliés

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ARRIVEE LE : 28/02/2015

MessageSujet: les oubliés   Sam 25 Avr - 13:25

les oubliés
locked down

C’est dans le gymnase qu’Adam est venu voir comment allait un étudiant homosexuel emmerdé deux nuits plus tôt dans le bar où il travaille. Nouvellement Mère Teresa, il s’inquiète de son état même si l’autre refuse catégoriquement son aide puisque ce ne sont que des racontars infondés et le traite de pervers chelou. Déçu, le jeune homme est resté méditer sur son échec près des barres asymétriques, caché derrière un immense trampoline. Andreas est quant à lui planqué dans les vestiaires où il vient de vendre un peu de sa drogue à quelques étudiants qui représentent des acheteurs fidèles qui paient toujours le prix fort. Pour fêter ça, il tire un peu sur un joint fraîchement roulé. Ezekiel s’est pour sa part endormi en attendant la nuit, volontairement dissimulé dans cet endroit où on lui a dit que se déroulait des phénomènes paranormaux pour son émission. Quand Adam entend la porte en fer se refermer brusquement et le cliquetis des clés dans la serrure, s’est déjà trop tard. Les cris ne retiendront pas le concierge qui a glissé ses écouteurs sur ses oreilles et qui fredonne Poker Face en s’éloignant. Les trois hommes se retrouvent donc dans le gymnase, totalement bloqués ! Et si c’était le but pour l’un d’entre eux, les deux autres tombent des nues.
Attendez-vous à des interventions pour pimenter votre petit sujet  
Ps : si l’un des joueurs ne répond pas, n’hésitez pas à enchaîner à deux.
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MessageSujet: Re: les oubliés   Sam 25 Avr - 14:18

C’est la première fois de ma vie que je fous les pieds dans une université, et putain, ça tient du miracle.
Pas que je n’avais pas les capacités intellectuelles de faire de longues études, mais ce n’était pas franchement ce à quoi j’aspirais et lorsque je me trouvais à New York, j’avais bien d’autres choses à foutre que perdre mon temps entre ces murs qui me semblaient semblables à une prison.
Et pourtant, c’est dans le gymnase de l’université que je me retrouve, en train de parlementer avec Joshua, un étudiant qui s’est fait malmené par une bande de connards il y a deux nuits de cela.
Joshua est homosexuel, et apparemment, c’est encore un problème dans ce putain de monde. Et ouais, je suis bon dans les leçons de moral alors que ça me posait problème à moi aussi il y a encore quelques années ou quelques mois, si on prend en compte que ma vrai révélation m’est venue après le décès de mon propre frère.
Mais là, les mots ne semblent pas efficaces. Joshua se fiche bien de ce que je raconte. Je dois être sans doute maladroit dans ma manière de dire les choses. Et, merde, je ne suis pas né pour être un bon samaritain. J’apprends au fil des semaines, et autant dire que cela ne me réussit pas franchement.
J’ai carrément l’air encore plus flippant qu’auparavant.
Ce n’est donc pas étonnant que le gamin se tire sans rien me dire de bien concret. Et moi, je reste là, avec cet échec cuisant en tête ; je suis vraiment trop nul pour les discussions. Je n’ai toujours agi qu’avec mes poings – les mots ne venaient qu’ensuite, et ce n’était que pour dire des choses horribles aux personnes qui se trouvaient déjà à terre. Lorsque j’y pense, je me demande bien comment j’ai pu tomber si bas.
Et comment je peux faire pour me relever à présent.
Je n’ai pas les solutions miracles et c’est carrément désespérant d’être aussi perdu lorsque l’on souhaite autant être une aide pour les autres. Alors je reste là, je m’assois par terre et je réfléchis à ce que j’ai planté ou à ce qui ne va pas chez ce gamin qui pourrait être mon propre frère. Et c’est sans doute pour cette raison que son sort m’intéresse à ce point : ces gamins pourraient tous être mes frères et je n’ai pas envie qu’ils connaissent la même fin.
Et c’est perdu dans mes pensées que j’entends la porte qui se ferme, ce qui me tire de mes réflexions. Je me relève d’un coup et me précipite vers la porte, mais la serrure se ferme. La paume de main s’écrase violemment contre la porte et je lâche un : « EH ! » sonore, mais rien.
Non mais sérieusement ? Depuis quand on ferme des portes sans vérifier que les salles sont vides ?
Je donne un coup de pied, enragé, dans la porte et balance quelques : « merde ! putain ! fait chier ! », qui montrent à quel point mon éducation a tout de parfaite au vu de ma politesse qui ferait pâlir les plus à cheval sur les bonnes manières.
Ne me reste plus qu’à allumer une clope et attendre que le temps passe.
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