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 Eh là qui va là Inspecteur Gadget + ISAKOUILLE

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MessageSujet: Eh là qui va là Inspecteur Gadget + ISAKOUILLE   Ven 8 Mai - 17:09


Tu te laisses faire parce que tu es comme un gosse là et que tu n'as pas envie de protester. Tu étais excité comme une puce à l'idée d'espionner, de faire le détective quoi ! Tu était à fond tout simplement et tu avais tellement envie d'y aller que tu ne tenais plus sur place. Tu reçois à nouveau une critique de Isak, mais tu as l'habitude alors que tu ne protestes pas tu restes muet et tu gardes ce sourire sur tes lèvres. Tu le laisses balancer ton chapeau de détective pour qu'il puisse venir te placer le casque de moto, bon c'était tout aussi bien comme truc. Au moins tu avais quelque chose sur la tête pour ne pas te faire reconnaître. Et pour une fois tu décides de ne plus parler, de toute façon tu ne pouvais pas, car rien que quand tu essayais d'ouvrir la bouche une fumée commençait à recouvrir le devant et tu ne pouvais plus rien voir ! Tu refermes à clef la porte comme il te l'a demandé et tu le rejoins tout souriant et content d'aller avec lui résoudre une affaire. En plus tu vas pouvoir monter sur sa moto pour la première fois ! Mais c'était hyper cool ! Tu le laissais se mettre sur sa photo et tu vins te placer derrière lui, enfin tu étais même collé à lui. Bah quoi tu n'allais quand même pas t'écarter parce que monsieur pensait que tu étais un voyer. Tu étais sur que de te voir torse nu tout à l'heure ça ne l'avait pas trop déplu. Sauf qu'il était trop fier pour l'avouer et puis toi tu ne t'en rendais pas vraiment compte de l'effet que tu pouvais produire. Tu savais que tu étais beau, mais tu ne te voyais pas comme un tombeur et pourtant certains garçons aimeraient vraiment passer une nuit avec toi, mais toi tu penses qu'ils veulent juste discuter alors tu discutes tranquillement comme un simple ami. Tu vins placer tes mains autour de sa taille et tu l'agrippes fort pour être sur de ne pas tomber, mais pas non plus très fort, car tu voulais le laisser respirer. Tu regardais droit sur le côté pour ne pas voir la route et tu te collais vraiment à Isak parce que tu avais envie d'en profiter. Ce n'était pas tout les jours que tu pouvais te coller à lui alors pour une fois que tu pouvais tu n'allais quand même pas t'en priver ! Le trajet dura cinq ou dix minutes, tu étais tellement bien là que ça n'aurait pas été pour te déplaire de rester là à le coller dix minutes de plus. Pourtant dés qu'il coupa le moteur tu rompis immédiatement le contact et tu descendis de la moto le plus rapidement possible. Tu n'avais pas envie qu'il pense que tu étais accro à lui, ce n'était pas encore le cas quand même ! Et aussi la première chose que tu fis ce fut d'enlever le casque qui était sur ta tête. Tu pouvais enfin parler à Isak comme tout à l'heure et le silence ce n'était pas ce que tu aimais le plus. « Désolé si j'ai serré un peu fort pendant le trajet, mais je n'ai pas tellement l'habitude de monter à moto du coup j'avais peur de tomber et donc je t'ai peut-être coupé la respiration non ? » dis-tu pour tente de relancer la conversation. Mais bon tu n'avais pas besoin de cela puisque désormais tu pouvais parler de l'enquête, mais autant le devancer, car tu savais qu'il allait te faire une remarque sur le fait que tu l'as peut-être trop serré pendant le trajet. « Alors tu m'as toujours pas expliqué l'enquête ? Du coup j'ai pas pu savoir qui pouvait être le coupable ! Franchement Isak des fois je me demande si tu ne fais pas que raconter des bêtises. » dis-tu avec une voix sérieuse parce que le pire c'est que tu étais sérieux et toi tu n'avais pas compris qu'il avait juste fait cela pour que tu arrêtes de l'ouvrir tout le temps. « On a une cachette secrète ? Une planque comme Batman ? Tu sais il a même des gadgets lui comme l'inspecteur gadget que je regarde à la télé. Gagdet au chapeau go go go ! » dis-tu en levant le poing vers le haut. Niveau discrétion tu pouvais repasser, car là il faut dire qu'avec toi c'était loin d'être le cas. Tu n'étais pas discret du tout et tu te faisais repérer très facilement en parlant aussi fort que ça. Mais tu étais tellement excité à l'idée de jouer le détective que tu n'arrivais pas à te contrôler.

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MessageSujet: Re: Eh là qui va là Inspecteur Gadget + ISAKOUILLE   Sam 9 Mai - 22:09

T’es pas très emballé à l’idée de faire grimper Dani sur ta moto. Tu flippes un peu qu’il se mette à s’agiter en te montrant un papillon et qu’il vous fasse tomber tous les deux. Mais étrangement, il se montre très calme. D’ailleurs tu te demandes s’il n’est pas mort là derrière, ou complètement flippé. Il n’a peut-être pas osé te dire que ce moyen de locomotion le tétanisait, même s’il n’est pas du genre à faire de la rétention d’information. T’es tellement habitué à son babillage incessant que tu t’inquiètes presque, et tu te focalises sur lui alors que t’avais prévu de l’oublier le temps du trajet. Tu n’fais même pas gaffe à la musique qui gueule dans tes oreilles, t’es concentré sur ses mains qui s’enroulent autour de ta taille et son torse collé contre ton dos. Putain, ça t’obsède totalement. T’as même peur que comme ça, il puisse sentir ton pouls s’accélérer. Enfin au pire, tu pourras dire que c’est l’adrénaline, la vitesse, tout ça … En fait t’es totalement déconcentré par sa présence, tellement que t’en oublies le code de la route et que tu manques d’un cheveu de heurter un adolescent déjà engagé sur le passage piéton. Tu l’évites par un coup de guidon assez violent et ta roue arrière dérape légèrement. « ESPÈCE D'ENCULÉ, ACHÈTE TOI DES LUNETTES ! » Tu beugles comme un taré avant de continuer ta route. Heureusement, il ne reste plus beaucoup de kilomètres à parcourir, et t’es presque content d’arriver ENFIN à destination. Parce que toi, t’as eu l’impression d’avoir Dani agrippé à toi pendant plus d’une heure. Tu lui es reconnaissant de se détacher rapidement de ta silhouette, te laissant le loisir de respirer un peu. Alors tu retires ton casque à ton tour et tu te baisses pour attacher le cadenas. « Ça va t’inquiète, c’était pas plus désagréable qu’avoir un gros tentacule collé sur le dos. » En fait tu n’sais pas vraiment l’effet que ça fait, mais ça ne s’approche certainement pas de ce que t’as ressenti. Enfin peu importe, t’essaies de lui faire croire que c’était relativement désagréable, que t’as pas du tout apprécié. C’est là qu’il commence à parler de l’enquête et que tu comprends que s’il était aussi silencieux, c’est qu’il était vraiment en train de réfléchir à ce que tu lui avais dit. Et là, tu te souviens à quel point ce mec est désespérant. Affligeant. Déconcertant. « Non on n’a pas de planque, je vois pas à quoi ça nous servirait étant donné qu’on n’est pas des hors-la-loi. » Ouais, vu que son Batman, il se planque parce que porter une combinaison de tafiole c’est interdit à Gotham City –Dieu soit loué-. « Et puis on est là pour surprendre un mari en train de baiser la postière, le grand classique de tout détective privé. » T’annonces sans émotion pour lui casser son délire de grand espion. « Pas pour sauver le monde ou déjouer un complot affreux qui détruirait Crystal Cove tout entière. » Tu lui arraches son casque des mains pour faire passer le cadenas à l’intérieur, puis tu te redresses enfin pour observer les alentours. « Merde ça craint, ils ont enlevé les échafaudages ces cons. » Ouais, t’avais une baraque juste en face avec de magnifiques échafaudages qui auraient pu te permettre de te planquer en hauteur et surtout d’avoir une vue imprenable sur la chambre du premier étage. Parce que là, t’y vois que dalle. T’affiches une moue contrariée avant que ton regard ne s’éclaire subitement lorsque tes yeux tombent sur un vasistas entrouvert menant vraisemblablement à la cave d’une maison en face de celle que tu dois surveiller. T’hésites un moment avant de te pointer devant la porte d’entrée et de sonner à plusieurs reprises. T’attends, mais personne ne vient t’ouvrir. Aucune voiture dans l’allée ou rideau qui bouge n’indique la présence du propriétaire, aussi t’en déduis qu’il s’agit d’un oubli de leur part qui pourrait bien te bénéficier. Parce que ouais, tu viens d’être traversé par une idée totalement illégale mais qui pourrait bien t’éviter de trouver un moyen de planer à 6 mètres au-dessus du sol –puisque contrairement à ce que s’imagine Dani, t’es pas un super-héros-. Tu te tournes alors vers lui, parlant à voix basse. « Ok alors toi tu vas rester planté là tu vois, devant cette fenêtre. » Tu pointes la vitre à ras du sol qui conduit certainement à la cave. « Si quelqu’un passe sur le trottoir tu fais comme d’habitude : sourire d’attardé et regard vide. » Personne ne soupçonnera jamais Dani de faire quoique ce soit de mal. « Mais si des gens se dirigent vers la porte d’entrée ou que tu vois une voiture se garer dans l’allée, tu fais semblant d’avoir subitement super mal au crâne et tu hurles comme si t'allais crever. » Une fois que tu lui as fourni toutes les explications nécessaires, tu ne lui laisses pas le temps de répondre et tu te diriges vers le vasistas. Parce que tu sens que sinon, il va essayer de venir avec toi et ça c'est hors de question. Même si à la base tu l'as fait venir pour prendre des photos, t'as aucune envie de l'entraîner dans cette connerie. S'il se fait arrêter à cause de toi ... Et puis surtout, il risquerait de te ralentir. Ouais, ça aussi. Tu commences à enjamber le rebord, la lumière de ton portable éclairant l'intérieur, mais tu calcules mal ton coup et tu te vautres dans un grand fracas en mode Dani, lâchant un gémissement faiblard. Merde. T'as complètement chié et t'as super mal au dos en plus. Puis au crâne aussi, d'ailleurs tu constates que tu saignes quand tu caresses ta tempe des doigts. Ah ça craint, c'est à cause de lui tout ça, parce qu'il te déconcentre dans ton travail. Il a dû te contaminer avec sa maladresse. Tout ce que t'espères, c'est que t'as pas pété ton appareil photo.

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Barre-toi, casse-toi je t'ai dit. Qu'est-ce qui te faut de plus, t'en n'as pas vu assez. Et arrête de me regarder comme ça. T'as rien écouté, t'as rien compris. Comment je dois te le dire pour que ça imprime.


Dernière édition par Isak Pearson le Sam 16 Mai - 17:22, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Eh là qui va là Inspecteur Gadget + ISAKOUILLE   Sam 16 Mai - 17:13

Tu prenais sa remarque pour un compliment, après tout une tentacule ça pouvait être agréable parfois ? En fait tu essayais de te convaincre que ça l'était parce que pour toi ça avait était un moment agréable et donc tu refusais de te dire que pour lui ça avait été un calvaire. Et puis peut-être qu'il pouvait mentir ? Tu savais très bien le faire sans que l'on remarque toi alors pourquoi pas là ? « Tu sais une grosse tentacule ça peut être agréable. Enfin ça dépend les moments, mais ça peut l'être. » dis-tu en tentant de le convaincre. Mais en vérité la question n'était pas de savoir si avoir une tentacule enroulait autour de son corps était agréable, mais si avoir tes bras autour de sa taille était agréable. Et tu savais que tu n'aurais de toute façon pas une réponse franche, même si tu le voulais. En plus c'était nul vous n'aviez même pas une planque comme batman, toi tu y croyais vraiment, tu pensais vraiment que tout ça c'était vrai et que tu allais faire ton agent secret. Mais ça avait l'air moins palpitant que ça en avait l'air. En plus c'était une affaire qui était pas très intéressante pour toi, même si ça avait l'air bien tu voulais pas voir un mec baiser une femme. Enfin s'il était mignon pourquoi pas, mais pas en pleine action c'était sale. Tu n'étais pas un sale voyeur contrairement à ce que pouvait dire Isak. Tu avais juste regardé à travers d'une porte ce n'était rien de très méchant. « Et s'il est fidèle ? Parce que tu sais moi j'en connais beaucoup des femmes jalouses totalement folles. » dis-tu en haussant les épaules. Et bien quoi ça pouvait être une possibilité, un homme n'était pas forcément infidèle, enfin toi tu aimais les hommes et même si tu n'as jamais eu réellement un petit ami tu penses qu'ils sont fidèles. Du moins quelques uns, parce que toi si tu aimes une personne tu n'irais pas la tromper. Tu étais con, mais pas à ce point là. Tu ne préférais pas répondre à sa remarque sur l'attentat et tout ça, parce que de toute façon si tu renchérissais tu aurais le droit à une nouvelle réflexion et c'est bon là tu en prenais déjà assez pour ton grade donc pas besoin d'en rajouter une petite couche. Même si tu t'en fichais parce que c'était plus amusant qu'autre chose, tu ne voulais pas mettre en colère Isak, enfin pas maintenant. Parce que très souvent tu le mettais en rogne sans que toi même tu saches pourquoi, mais d'après lui c'était de ta faute. Et enfin tu restes planté là pendant qu'il essaye de réfléchir, toi tu ne réfléchissais pas, tu ne bougeais pas. Tu l'observais du coin de l'oeil en te disant qu'il était mignon. Qu'il était même plus que mignon et qu'il donnait envie. Enfin il fallait que tu chasses cette idée de ta tête parce que de toute façon il n'avait pas l'air de trop t'aimer. En même temps c'était normal et tu le comprenais un peu quand même. Quand il revient vers toi tu l'écoutes sans dire un mot et tu hoches la tête, tu prends encore une fois sa vilaine remarque en pleine face et tu ne dis rien. Tu fais comme si tu l'as bien pris et tu gardes un léger sourire béat sur tes lèvres c'est toujours mieux que de montrer que tu n'avais pas trop bien pris cette remarque. Il serait trop fier et tu n'avais pas envie qu'il pense qu'en plus de ne pas être intelligent tu étais susceptible. Tu devrais t'en foutre pas mal, après tout c'était Isak, mais justement pour toi c'était Isak. Tu hoches la tête lorsqu'il te donne les indications et tu vas te placer où il te le demande. Tu dois surveiller que personne ne rentre sinon tu devais jouer la comédie, tu étais fort pour ça et tu savais que tu pouvais le faire. Pendant de longues minutes il n'y avait personne, mais vraiment personne, tu te demandais donc ce que Isak faisait, car il ne devait pas prendre si longtemps normalement. Tu te faisais du soucis pour lui alors qu'il devait sûrement ne pas penser à toi du tout. Oui, mais c'est pas de ta faute si tu aimes Isak plus qu'il ne t'aime, enfin aimer c'est un grand mot pour une personne comme Isak non ? Enfin bref Dani arrête de penser à ça te dis-tu dans ta tête. C'est alors qu'une personne se dirigea vers la porte d'entrée et là tu commenças à crier. C'était l'alerte rouge, l'alerte maximale. Dans ta tête c'était le grand n'importe quoi tu savais pas comment réagir, et en une fraction de seconde tu te retrouvais sur le sol plié en deux en train de te prendre la tête entre les mains et crier. Ce qui était bien c'est que ça marchait puisque la personne vint vers toi. « Monsieur vous allez bien monsieur. » demande t-il en s'agenouillant près de toi. Tu criais encore et encore, tu ne répondais pas à sa question, mais ce que tu espérais c'est que Isak fasse vite et qu'il arrive à ta rescousse parce que tu n'allais pas pouvoir rester très longtemps comme ça. « Attendez je vais appeler une ambulance. » dit-il et c'est là que tu te redressas sur le champ. « Oh et bien non en fait ça va mieux. » dis-tu en remarquant que Isak était revenu et qu'il était à quelques mètres de toi et qu'il avait sûrement réussi à prendre ses photos ou alors à moins qu'il est entendu tes cris. L'homme te regarda avec un regard étrange, il leva les yeux vers le ciel et se dirigea vers la porte et toi tu vis Isak qui se dirigeait vers la moto en te faisant signe de revenir. C'était étrange, car tu te demandais s'il avait pris les photos, enfin même si toi tu avais trouvé cela long c'était quand même assez court. A moins qu'il soit un professionnel de la photo mais bon. « Alors c'est bon ? Tu as réussi à prendre tes photos ? Il est infidèle ou c'est une fasse alerte et ... » Tu stoppas nette ta phrase quand tu vois du sang, parce que tu vois qu'il est blessé et que tu veux l'aider et le soigner. Pas sur qu'il veuille que tu l'aides, mais de toute façon il n'aurait pas le choix. « Mais c'est du sang. Laisse moi te soigner ça. Tu n'as pas intérêt à me dire que non. Je sais comment soigner des blessures j'en ai déjà eu plusieurs quand je faisais du baseball et je sais comment faire. Je vais voir ce que je peux faire. Pose tes fesses. » dis-tu vraiment sérieux. Tu restais debout attendant que lui s’asseoit pour vraiment pouvoir s'occuper de lui. La preuve que tu n'étais pas toujours con, parfois tu savais quand même être sérieux et tu savais soigner quelques blessures. Pour une fois que tu savais faire quelque chose. Tu regardais dans ta poche et en fouillant tu pris un mouchoir propre. C'est vrai que c'était troublant parce que tu étais assez proche de lui et que c'était parfois difficile de contrôler tes pulsions, mais là c'était une raison médicale. Tu te rapprochais un peu plus déposant le mouchoir sur sa plaie et commençant à appuyer. « Dit le si je te fais mal ou si j'appuie un peu trop fort. Si ça ne s'arrête pas on dira aux urgences d'accord. Je veux pas que ça s'infecte. » dis-tu sans vraiment lui laisser le choix. Pour une fois dans l'histoire c'était toi l'adulte et pas lui.

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MessageSujet: Re: Eh là qui va là Inspecteur Gadget + ISAKOUILLE   Sam 16 Mai - 19:18

T’as envie de rire à sa question. Brave Dani, toujours à supposer le meilleur chez les gens. T’es à deux doigts de lui rétorquer que TOUS les hommes sont infidèles, mais tu sais que c’est faux. Toi-même tu ne l’es pas. Sauf quand tu cherches à te débarrasser de quelqu’un, pour faire mal. Mais tu peux imaginer que ce soit possible, de ne pas le faire. Pourtant t’es convaincu que quand une femme nourrit des soupçons, dans 96% des cas elle a raison. Statistiques issues de ton expérience professionnelle. Une sorte d'intuition, de sixième sens. « Alors on aura passé trop de temps ensemble pour pas grand-chose. » Sourire crispé. Bon voilà, t’as fini de te venger de ce petit tour à moto particulièrement gênant, de ces bras sournoisement cramponnés à toi. Tu t’es assez rattrapé en saloperies pour dissimuler le trouble qui t’a vicieusement agité. Juste au cas où il aurait pu avoir des doutes sur tes intentions. Ouais, t’es complètement parano mais tu te sens rassuré maintenant. Beaucoup mieux. Beaucoup plus libéré. T’arrives même à réfléchir à un plan d’attaque pour prendre tes photos après avoir donné une salve d’instructions peu sympathiques à Dani. Ok, t’avais peut-être pas fini de le punir finalement. Mais là c’est fait, promis. Là t’es concentré. Là t’es reboosté. Là t’es en mode missile à tête chercheuse, requin du privé, big brother. BAM. En fait t’étais peut-être pas si attentif que ça, parce que franchement t’aurais pu éviter de t’étaler comme une grosse merde dans la cave que t’as pénétrée illégalement. C’est pitoyable. T’as envie de te gifler. T’as envie de chialer de frustration. T’as envie de hurler. Mais en attendant, tu te contentes de rester immobile dans la position de l’étoile de mer. Juste pour reprendre ta respiration. Juste une minute ou deux. Et puis personne ne va débarquer si tôt après votre arrivée, ce serait carrément abusé pas vrai ? […] T’aurais dû le savoir pourtant que ton karma était plus pourri que celui d’un tueur de bébés cette semaine. T’avais déjà été la victime innocente d’une attaque de gaz lacrymogène alors vraiment, tu pouvais bien te faire écrabouiller par un réacteur d’avion que ça t’étonnerait même pas. Du coup quand l’autre demeuré se met à hurler de toutes ses forces, tu laisses échapper un soupir de contrition absolu en roulant sur le côté. Mais pourquoi tant de haine ? C’est parce que tu n’as pas rabaissé la cuvette des chiottes, c’est ça ? Tu grimaces en espérant qu’il a bien compris ce que tu lui as dit et qu’il n’est pas en train de s’agiter inutilement en captant l’attention des voisins pour un chien qui aurait surgi sur le trottoir. Mais au cas où, tu prends appui sur une caisse de vins, attrapant le rebord du bout des doigts pour te hisser à travers l’ouverture. T’es en train de te faufiler quand tu repères la scène de loin, accélérant le mouvement. MERDE, y’a un type qui tape la discut’ à Dani qui reproduit à merveille le rôle du footballeur italien en train de simuler une blessure. Tu savais bien que t’avais eu raison de lui confier cette mission de la plus haute importance. […] Ok en fait t’était persuadé qu’il allait totalement se planter et c’était juste pour l’occuper, mais finalement il avait fait les choses correctement. Pour une fois. Il ne s’était pas tiré en courant en te laissant à l’intérieur de la maison, dieu merci. Pourtant à le voir comme ça, on n’imaginerait pas qu’il puisse avoir des couilles le Dani. Tu lui en es reconnaissant, même si tu préfèrerais bouffer des cafards vivants que de le lui faire savoir. Alors tu fonces vers ta moto à côté de laquelle tu prends la pose, l’air de rien, puis t’agites ta tête en fixant Dani pour lui faire comprendre qu’il peut arrêter son cinéma. Contre toute attente il ne tarde pas à s’exécuter et te rejoint sans éveiller les soupçons de l’homme qui pénètre tranquillement dans sa maison. T’as même pas le temps d’être soulagé, parce que quand le brun fait allusion aux photos, ton visage se décompose lentement et ton teint devient livide. Putain … l’appareil photo … PUTAIN QUEL CON !  T’es tellement blasé que t’as pas la force de dire quoi que ce soit. Tu te laisses même approcher par Dani sans opposer la moindre résistance, docile. Sans lui sortir une pique désobligeante. Une vanne humiliante. T’aurais pu, rapport à son passé de joueur de baseball, le mec t’a carrément tendu une perche. Mais non, tu te contentes de le scruter en silence en posant une fesse sur la scelle de ta moto, en équilibre. De décrypter son regard sincèrement inquiet. De te perdre dans les dédales de ses prunelles bienveillantes. Dans ce labyrinthe hors de ta portée, dont t’es incapable de comprendre l’architecture. Tu tressailles légèrement au contact du mouchoir contre ton écorchure. Un peu à cause du frisson qui te remonte le long de l’échine, aussi. T’as l’impression de respirer vraiment fort. T’as la mâchoire bizarrement serrée. T’aimes pas ça putain, t’aimes pas cet effet qu’il a sur toi. Perdre le contrôle. Tes yeux se durcissent et tes doigts viennent entourer le poignet de Dani. « Pourquoi tu fais ça au juste ? » Ça sort comme ça, sans prévenir. Puis tu le regardes de nouveau en resserrant ton étreinte, tes épreintes s’enfonçant dans sa peau. C’est vrai, tu passes ton temps à le détester, à l’insulter, à l’humilier. Alors pourquoi il accourt à ton chevet pour panser tes plaies ? C’est pas logique, c’est dérangeant, c’est douteux. Il te donne vraiment l'impression d'être angoissé et ses mots sont affectueux. Mais tu sais que c'est un bon comédien, il vient tout juste de te le démontrer. Pour toi y'a un truc qui cloche, quelque chose qui coince. « C’est quoi ton plan, m’assommer de gentillesse jusqu’à ce que je baisse ma garde, pour pouvoir mieux m’la mettre à l’envers ? » Comme il l’a déjà fait. Comme il projette probablement de le faire avec la maison de sa mère, TA maison. « J’ai pas besoin de ta putain d’aide. » Tu repousses finalement sa main avant de te lever pour t’écarter de lui. Tu tournes en rond quelques secondes, la lèvre mordue par ta canine. « En plus, j’ai perdu l’appareil photo dans la cave. » Ouais, et là, t’es vraiment contrarié. T’en as marre d’être contrarié quand t’es près de lui, c’est fatiguant. Non franchement, tu préférais encore l’apathie post-intrusion-j'ai-failli-me-faire-choper-dans-la-baraque.

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MessageSujet: Re: Eh là qui va là Inspecteur Gadget + ISAKOUILLE   Sam 16 Mai - 20:07

Tu sais pas pourquoi tu fais ça. Isak est détestable avec toi, il aime t'envoyer des piques toute la journée, il veut te dégager de la maison le plus vite possible alors que c'est la maison de TA mère, il pense que tu es son larbin, il te déteste. Pourquoi est-ce que toi tu essayes d'être gentil avec lui ? Tu ne devrais pas, mais tu le fais, parce qu'il y a ce truc en Isak, il y a ce truc qui t'hypnotise, depuis le début que tu l'as rencontré, ton premier regard, ton premier sourire, tu as su que tu le voulais. Qu'il était à toi et rien qu'à toi, tu as été gentil, sympathique, le mec parfait et tu as tout fais foiré en disant que c'est lui qui avait décidé de t'embrasser. Et puis depuis plus rien, lui a sans doute oublié ce baiser, il ne s'en souvient sans doute plus à l'heure qu'il est. Sauf que toi tu t'en souviens encore, il est encore présent là, tu as encore le goût de ses lèvres, tu n'as pas réussi à oublier. Un fantôme du passé, un vilain fantôme du passé que tu aurais préféré oublier mais non tu n'as pas réussi. Parce que putain qu'est-ce que ça pouvait parfois blesser ton petit coeur. Tu avais un petit coeur fragile, tu étais un petit être mignon et craquant comme on te le disait souvent et c'était vrai. Parce que tu étais débile, insouciant, naïf, mauvais menteur, mais au fond tu n'étais pas un méchant garçon, tu n'avais juste pas eu envie de grandir et tu étais resté à un stade où tu te sentais bien. Mais ce n'est pas pour autant que tu es con et méchant, non c'est tout le contraire. On pourrait penser que tu le fais exprès, que tu joues un double jeu, car ce n'est pas possible d'être gentil comme ça, d'être aussi naïf et con à la fois. Il te pose la question, pourquoi est-ce que tu fais ça. Pourquoi. « Parce que je t'aime bien tout simplement. » dis-tu en haussant légèrement les épaules. Il ne l'a sûrement pas entendu, en fait si il l'a sûrement entendu, mais tu as l'impression que ça le rend fou. Tu l'écoutes parler et là tu ne comprends pas, c'est comme un coup de massue sur ton coeur, tu as été gentil et ça ne va pas. Il voit le mal partout, il pense que tu joues un double rôle. Enfin tu ne comprends même pas où il veut en venir. Tu restes là totalement incrédule à le fixer avec un regard déconcerté. Tu le laisses faire, tu n'essayes pas de garder ta main sur sa plaie. Tu ne souhaites pas qu'il s'énerve, tu ne voulais pas ça, tu voulais juste l'aider, juste le soigner. Tu n'as jamais voulu être méchant avec lui, juste l'aider alors pourquoi est-ce qu'il réagit comme ça te demandes-tu au plus profond de toi. Tu n'as pas ce sourire sur les lèvres, tu restes avec un visage neutre, avec une expression sereine et tranquille contrairement à lui qui s'énerve complètement. « Pourquoi est-ce que tu dis ça ? Je veux juste t'aider. Moi si j'étais comme ça j'aurai aimé que tu me viennes en aide. Pourquoi toi est-ce que tu te méfies de moi ? J'ai l'impression que je suis la peste et que tu me fuis. Comme si j'étais un monstre. » Tu voulais résister, pas lui dire ça, mais tu étais spontané, tu ne pouvais pas garder les choses pour toi et tu avais envie de lui demander pourquoi lui était méchant avec toi. Alors que toi tu faisais tout, mais vraiment tout pour ne pas être encombrant, pour lui rendre la vie facile. Mais apparemment cela ne marchait pas. « Si tu veux je peux aller le rechercher. Il faut que tu soignes ta plaie tu ne peux pas y aller comme ça. » dis-tu toujours avec cette voix douce et tranquille. Parce que tu n'arrivais pas à être méchant, tu n'arrivais pas à lui en vouloir d'être comme ça. D'être une sorte de monstre, parce que oui il était en vérité un véritable monstre avec toi. Et pourtant tu t'en fichais parce que l'important pour toi c'était qu'il aille bien, tu ne souhaitais pas sa mort, tu ne souhaitais même pas qu'il parte de la maison. Toi tu préférais qu'il reste, parce qu'en quelque sorte il était là pour te gérer, là pour te dire quoi faire, il était là pour te guider, même s'il ne s'en rendait pas compte pour toi il était devenu indispensable. Ton coeur faisait boum boum, sauf qu'en même temps qu'il faisait boum boum tu sentais que tu avais un peu mal, peut-être parce que les remarques de Isak te touchaient quand même un petit peu ? Comme tu le savais ton coeur était fragile et même si tu pensais t'en foutre, parfois tu avais un peu plus mal que d'habitude, peut-être parce qu'il avait réussi à te rendre vulnérable. Il avait réussi à casser une sorte de barrière lorsque tu lui avais pansé sa plaie, et il a attaqué juste après, alors que tu étais encore vulnérable. « Allez il faut que tu te rassois et que tu te reposes, de toute façon tu ne peux pas reprendre la route tout de suite donc bon. Laisse moi t'aider pour une fois. Oui je sais c'est difficile, mais tu peux essayer non ? » demandes tu en lui adressant un petit sourire, un tout léger sourire. Tu devais savoir qu'il détestait quand tu faisais cela, tu pensais qu'il détestait cela parce qu'il n'aimait pas ton côté idiot, mais en vérité il détestait cela parce que tu devenais plus mignon, plus craquant, et plus beau que d'habitude. Que ton air simplet et naïf te rendait sexy, mais toi tu ne le savais pas, tu ne t'en doutais même pas une seconde qu'il pouvait éprouver une quelconque attirance pour toi. Non tu espérais juste qu'il le soit, mais entre ce que tu veux et ce que tu peux. Par exemple tu aimerais refaire du baseball, mais tu ne peux pas. Et bien c'est une des longues choses que tu ne peux pas faire et que tu veux faire. C'est triste mais c'est comme ça, c'est étrange comme d'un coup Isak a réussi à te calmer. D'un coup comme ça tu n'étais plus heureux à l'idée d'être un détective privée, tu aurais préféré même rester à la maison plutôt que de venir avec lui. Peut-être qu'en fait c'était une mauvais idée d'être venue ici ?

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MessageSujet: Re: Eh là qui va là Inspecteur Gadget + ISAKOUILLE   Dim 17 Mai - 2:09

Il t’aime bien, sans déconner … T’as envie de te boucher les oreilles pour pas entendre son flot de conneries. Soit il est complètement masochiste ce pauvre garçon –auquel cas tu peux vraiment rien pour lui, y’a pas écrit « Christiancharismed’huître » sur ta tronche, même si sur la sienne y’aurait clairement pu y avoir « Anastasiaviergestupide »-, soit il se fout carrément de ta gueule. Il ne t’aime pas bien, et même si c’était le cas tu sais à quel point son affection peut se montrer versatile. Un jour j’t’embrasse, un autre j’te plante un poignard dans le dos. T’es pas con toi, tu retiens tes leçons. T’as bien envie de lui balancer en pleine tronche que t’as toutes les raisons du monde de te méfier de lui, que tu sais toi qu’il n’est pas aussi gentil qu’il veut bien te le faire croire. Mais commencer sur ce terrain glissant, c’est aussi admettre qu’il t’a blessé, que tu t’en souviens encore et que t’y accordes de l’importance. Alors tu fermes ta gueule et t’écoutes bien sagement la suite en continuant de tourner en rond. Il s’obstine à être gentil ce con, tu pourrais bien lui planter un couteau dans l’épaule qu’il te dirait merci en souriant bêtement. Ça te donne envie de t’arracher les cheveux, parce que tu donnerais tout pour le voir s’énerver, te frapper, te hurler dessus. Te traiter comme tu le mérites. Personne n’est aussi gentil que ça, même Amanda avait fini par te gazer la gueule –malgré ce qu’elle affirme t’es convaincu qu’elle avait fait exprès- en te traitant de mec égoïste. Alors pourquoi lui ne fait pas les choses comme tout le monde ? Pourquoi il ne réagit pas avec la logique de n’importe quel être humain ? Pourtant son sourire n’a plus l’éclat des précédents. Il est fade. Il est bref. Il est forcé. T’as enfin réussi à lui faire ravaler ce putain de rictus qui te met dans des états pas possibles. Pourtant tu t’sens pas mieux devant son visage inexpressif et son regard attristé te fait l’effet d’un pic à glace dans les tripes. Tu pries pour qu’il ne se mette pas à chialer, putain faite qu’il ne se mette pas à chialer. Tu retiens ton souffle et t’as presque envie de lui dire un truc réconfortant, de t’excuser. […] Ouais mais faut pas déconner, tu le feras jamais. D’ailleurs ce que t’as de mieux à faire là, tout de suite, c’est l’achever. Porter le coup fatal pendant qu’il titube. Le mettre K.O en hurlant que c’est qu’un bon à rien, un abruti qui ne pige rien, que tu le détestes, que tu n’sais plus quoi faire pour qu’il dégage de ta vie parce qu’à chaque fois que tu le vois t’as des envies de suicide. Ouais, t’as des tas de saloperies en réserve pour le pousser à bout. Mais plus tu le regardes, et plus tu t’sens incapable de prononcer ces mots tranchants. De toute façon t’es convaincu que si ça le fait fuir maintenant, il fera comme si de rien n’était demain. Et puis t’as encore besoin de lui pour prendre ces satanées photos. Vraiment, si tu l’fais pas c’est juste par nécessité. Du coup tu reviens vers lui et t’effleures ses doigts avec les tiens. « Laisse tomber, c’est juste un coup sur la tempe. Au pire j’ai quoi, un traumatisme crânien ? C’est pas ton mouchoir qui va y changer quoi que ce soit. Y’a même pas de désinfectant dessus. » T’hausses négligemment les épaules pendant que ta main s’empare du kleenex qu’il tient dans la sienne, parce qu’à la base tu ne touches pas ses doigts pour le réconforter mais pour lui piquer le morceau de papier. Et puis vraiment, il ne peut rien faire d’efficace pour ta plaie superficielle, faut se rendre à l’évidence. T’auras même pas besoin de points de suture, si ça avait touché l’arcade tu serais déjà borgne à cause du sang poisseux qui aurait coulé dans ton œil. T’es pas non plus handicapé. Il doit être traumatisé depuis son accident ou un truc du genre, t’en sais rien. Mais de toute évidence il dramatise ton état. T’as juste un peu mal au crâne, un Doliprane et tu seras de nouveau à 100% de tes capacités. En tout cas ça ne va pas t’empêcher de récupérer ton matériel. Alors tu te diriges vers la porte d’entrée et tu frappes quelques coups, bourré d’assurance. Quand le mec vient t’ouvrir, tu t’éclaircis la gorge avant de balancer ton mytho. « Ben en fait je suis venu récupérer c’mec qui a fait un malaise sur votre pelouse, et il vient de me dire que quand il est tombé il a balancé son appareil photo sans faire exprès et qu’il a atterri dans le vasistas que vous avez oublié de refermer. » Hm, chier. Dans ta tête ça sonnait quand même moins grosse excuse de merde. D’ailleurs il te regarde avec circonspection avant de jeter un œil par-dessus ton épaule. « Une seconde. » Il ferme subitement la porte, alors toi t’es convaincu qu’il va gentiment aller le chercher. Tu reviens près de Dani en haussant les épaules, mais la porte s’ouvre de nouveau et t’entends le bruit d’un chargeur. Oups, pas bon ça. Tu fais volte-face pour te rendre compte que le type vient de sortir avec une super carabine qu’il point sur vous, menaçant. « Barrez-vous de chez moi illico avant que je vous tire comme des lapins ! » Tu te places devant Dani dans un réflexe suicidaire stupide, serrant les dents Ouais mais non, tu ne peux pas te permettre de perdre un deuxième appareil photo en une semaine, merde. T’es pas crésus. Putain, vive l’Amérique ! « Recule. » T'ordonnes à ton colocataire pour que vous vous retrouviez sur le trottoir. « Voilà on n'est plus sur votre propriété, si vous nous tirez dessus c'est la taule direct. Vous voulez vraiment vous faire enculer dans les douches pour un appareil photo ? Parce que moi j'ai rien prévu de ma semaine et je compte pas bouger d'ici. » Ouais, t'as clairement envie de jouer au con aujourd'hui, et c'est peut-être pas une idée merveilleuse.

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MessageSujet: Re: Eh là qui va là Inspecteur Gadget + ISAKOUILLE   Dim 17 Mai - 17:08


Il est vrai que tu as dramatisé la chose, mais en fait pour toi de voir quelqu'un blessé c'était horrible. Tu avais de mauvais souvenirs en tête, parce que tu te revoyais dans cet hôpital avec les médecins, tu entendais des voix lointaines. C'était de la torture pour toi et rien que d'y repenser c'était vraiment horrible. Mais bon tu préférais rapidement chasser cette idée de ta tête plutôt que de te torturer, ça ne servait à rien. Surtout qu'il avait raison ce n'était pas avec ton kleenex que tu allais faire quelque chose. « C'est vrai tu as sûrement raison. » dis-tu en reprenant ton sourire idiot sur ton visage. Tu avais envie de retrouver ton sourire parce que tu avais été un peu trop longtemps légèrement triste. Tu l'avais été quoi dix, quinze, vingt minutes ? Ce n'était rien mais si en vérité pour toi c'était beaucoup ! Tu avais plus l'habitude de rire, de danser, d'être jovial et content que de pleurnicher et d'être inquiet. Non ce n'était vraiment pas dans ta nature d'être comme ça et là tu venais de retrouver en un claquement de doigt ta bonne humeur. Elle n'était pas au maximum, mais elle était revenue un minimum on va dire. Tu le regardes marcher en direction de la porte. Tu le regardes faire, parce que tu sais qu'il va tenter de récupérer son appareil photo. Oui ça va être compliqué, mais tu sens qu'il va tenter de le faire. En même temps c'est logique cela ne devait pas être un petit appareil photo de merde, mais un appareil photo spécial qui prenait bien des photos. Enfin un appareil photo ça prenait des photos non ? Bon là tu commençais à t'embrouiller le cerveau pour rien, tu chassais cette réflexion de ta tête pour laisser place à un pikachu dansant comme une hawaïenne. C'était plus drôle et amusant, d'ailleurs tu ne pus t'empêcher de léger échapper un léger rire. Et même si le mytho n'était pas top, le mec avait l'air de le croire donc Isak revint vers toi en haussant les épaules. Toi tu avais vraiment envie de rentrer parce que tu avais passé une sale journée, ton épisode de pokemon raté, Isak qui n'a pas arrêté de te crier dessus. Encore ça, tu trouves ça plutôt amusant de le voir s'énerver sur toi alors que toi tu t'en fiches pas mal. Sauf que là la situation devient plus complexe, l'homme ne revient pas avec l'appareil photo mais avec une arme sûrement chargée et il n'avait pas l'air de plaisanter. Il te dit de reculer, sauf que t'es pétrifié, tu ne n'arrives plus à bouger. Tu vois le danger, il est là devant toi, c'est bizarre parce que là tu te sens vraiment mal. Tu as une sorte de flash, un retour dans le temps, comme si tu revivais ton accident. Tu avais peur, pas peur pour toi, mais pour Isak surtout. Parce qu'il avait l'air de vouloir récupérer son appareil photo et là c'était sa vie qui était en jeu, oh pire ce n'était qu'un appareil photo non ? Tu recules légèrement, un petit peu plus, mais t'es lent vraiment trop lent. Isak jouait avec le feu, Isak allait se brûler et tu le sentais. Comme un con tu as trébuché, et c'est là que tu vis le mec tirer. C'est passé vite, tellement vite que tu ne comprends pas ce qu'il se passe tu es sur le sol tu as réussi à pousser Isak qui est éloigné. Toi tu sens une vive douleur au niveau de ta cicatrise, au niveau de l'endroit où tu t'es déjà blessé. Tu le sentais, tu l'avais senti que ton accident était là et qu'il allait te poursuivre. Et pourtant tu souriais comme un con, tu souriais. Tu avais mal, est-ce que la balle avait réussi à te toucher ? Sûrement parce que putain tu souffrais, mais non tu souriais comme un con, ce sourire idiot tu le gardais. Parce que tu ne voulais pas montrer à Isak que tu souffrais. Ta seule crainte c'était même pas de savoir si tu avais mal, si la balle avait réussi à te blesser, non. Tu avais juste peur d'une chose c'est que Isak t'engueule comme il le faisait d'habitude. « Désolé Isak. » dis-tu avec toujours ce sourire qui faiblissait avec le temps qui passait. Tu voyais son visage qui était là contre le sol. Son regard perçant, son regard qui pénétrait tes yeux et le choc était encore pire que le choc d'une balle. Tu aurais dû pleurer, tu aurais dû crier, tu devrais le faire et pourtant non ce sourire idiot n'arrive pas à quitter ton visage. Et là tu te sens sombrer. Sombrer dans un profond sommeil. Mais tu te sens un peu éveillé, t'es entre les deux, tu sais pas vraiment ce que c'est. Est-ce que c'était comme ça que tu allais mourir ? D'un autre côté ce n'était pas si mal tu avais réussi à sauver Isak et tu n'avais pas gâché sa vie. Tu aurais très bien pu le pousser vers la balle, car tu es con Dani. Ouais tu l'as toujours su, mais là tu le sais encore plus. C'est étrange, tu as l'impression que tu revis ton accident, que c'est le même moment, mais cette fois-ci tu te sens plus léger. Puis tu penses à tes jambes. Parce que tu sais que cette plaie peut te paralyser, tu sais que tu peux devenir un éclopé. Déjà que tu étais pas super, si en plus tu étais un handicapé ça n'allait pas aller. Au moins tu pourrais te garer près d'un super-marché. C'est la seule réflexion que tu as réussi à faire, parce que t'es con. Et que t'es Dani Walcott, un sportif qui n'a sûrement pas de cerveau. Tout des les muscles rien dans la tête.

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MessageSujet: Re: Eh là qui va là Inspecteur Gadget + ISAKOUILLE   Mar 16 Juin - 0:23

T’as du mal à réaliser ce qui est en train de se passer. C’est comme si subitement, le temps s’égrenait beaucoup, beaucoup plus lentement. Tu vois la silhouette de Dani sur le sol. L’enculé et son fusil qui se figent. Une voisine qui laisse tomber son sac à main. T’entends un hurlement, la pulsation bruyante de ton coeur dans tes tempes. Et puis t’aperçois la tâche carmin qui se dessine sur le t-shirt du blessé et tu percutes. Dani vient de s’prendre une cartouche à cause de toi. Tu n'comprends pas comment c'est possible puisque c'est toi, qui te tenait devant le canon. Tu te souviens vaguement l'avoir vu trébucher, ouais, il n'avait sans doute même pas fait exprès de t'écarter. Parce que Dani ne t'aurait quand même pas sauver le cul au détriment du sien, si ? Pourquoi il l'aurait fait, alors que toi, t'aurais jamais mis ta vie en danger pour protéger la sienne ? Certes tu t'étais placé devant lui, mais c'était plus un automatisme propre à l'espèce humaine. Ton premier vrai réflexe en tant qu'Isak, c’est d’avoir envie de te tirer en courant, répondant à ton instinct de survie surdéveloppé. De laisser ton colocataire crever, parce qu’en plus ce sera du bonus pour toi. S’il meurt, t’auras la maison pour toi tout seul, sans contestation possible. Ton second réflexe, c’est de te dire que le karma de Dani est vraiment, mais alors vraiment plus pourri que le tien finalement. Il a dû tuer une mouche ou quelque chose dans ce goût-là, un truc affreux pour lui. Ça te casse vraiment les couilles, parce que maintenant il ne va plus jamais vouloir t’accompagner et faire des photos pour ton boulot. Et ton affaire d’adultère, tu te la fous au cul. Avec toute cette agitation, la postière ne va jamais aller baiser son homme marié, c’est fou-tu. […] Putain t’es un monstre, t’es vraiment un monstre de penser à des trucs pareils alors que Dani agonise sur le sol, touché par cartouche de carabine. Mais si tu t’en rends compte, ça fait de toi une personne un peu moins horrible, pas vrai ? Non ? Bon, tant pis. Au final ce qui compte c’est ce que tu fais, comment tu réagis. Pas tout ce à quoi tu penses avant de le faire. Tant que tu choisis ce qu’il y a de moins bâtard, de moins égoïste. Parce que quand il tourne son visage pour te regarder, ça gomme instantanément tout ce que tu viens d’imaginer. Tu te remets sur tes jambes et tu tombes à genoux à ses côtés. Bordel, bordel, c’est un foutu cauchemar. Tu n’sais pas du tout quoi faire, par où commencer. T’as les sourcils froncés, la respiration saccadée, une putain de sueur qui te colle au front. S’il crève, ce sera sur ta conscience. Son nom gravé au fer rouge dans ta chair, comme celui de ta cousine. Pas encore merde, pas encore. T’arriveras jamais à encaisser de perdre une autre personne que tu aimes par ta faute. […] Enfin que tu aimes, tu dis ça sous le coup de l’émotion. Parce que tu le vois partir, tu le sens t’échapper. Lentement mais sûrement. Et cet abruti, il trouve rien de mieux à faire que te demander pardon. Alors tu le saisi par le col de son t-shirt et tu soulèves ses épaules du sol pour le secouer comme un prunier. « PUTAIN MAIS T’ES COMPLÉTEMENT CON MA PAROLE ! » Ouais, c’est l’hôpital qui s’fout de la charité, étant donné que c’est toi qui a provoqué un mec armé qui pointait un flingue dans votre direction. Mais tu flippes tellement que t’arrives pas à penser logiquement. A coordonner tes neurones. Tout ce que tu vois, c’est Dani allongé sur l’herbe et cette tâche rouge qui s’étend sur son bassin. Alors tu le relâches et tu plaques tes mains sur la blessure parce que c’est généralement comme ça que font les mecs, dans les films. Pas vrai ? Tu lèves la tête une seconde pour lancer un regard paniqué aux gens qui vous entourent. Y’a une nana qui reste plantée comme un piquet, à te regarder dans le blanc des yeux. « MAIS APPELLE LES URGENCES CONNASSE ! » Ok, c’est pas la meilleure façon de demander mais là franchement, faut avoir un minimum de réflexes. C’est pas comme si une vie était en jeu … Puis tu te retournes vers le tireur qui a disparu et que tu repères quelques mètres plus loin en train de trace la route. Sérieusement ? Le mec se casse ? C’est une blague, c’est obligé. « Eh Dani, putain Dani reste avec moi. » T'as vraiment l'impression d'être dans l'une de ces séries B pourries où le mec ordonne à sa gonzesse touchée par balle de survivre avant de lui avouer qu'il crèvera de douleur, qu'il peut pas vivre sans elle. Et puis ils s'échangent un baiser plein de sang et elle crève. Ouais, le dénouement n'est jamais positif. Sauf que toi t'as pas l'intention de lui rouler une pelle ou lui dire que t'es incapable de continuer sans lui. Donc logiquement, il crèvera pas. LOGIQUEMENT. Et pour éviter que ça n'arrive, tu colles une gifle assez violente au garçon qui perd pied. [...] Ben quoi merde, t'as trouvé que ça comme moyen de le garder éveillé. On n'est pas dans un Disney, t'es convaincu que c'est pas parce que tu vas te pencher sur lui ou verser une larme sur sa plaie qu'il va subitement se régénérer et gambader dans la prairie. En plus tu commences à avoir les mains toutes poisseuses, toutes pleines de sang. Elles tremblent un peu, et tu déglutis avec difficulté. Merde, t'as envie de gerber. Alors tu te concentres sur lui. Sur son visage. « T'sais quoi ? Ça va aller, ok ? Et quand tu seras remis sur pied je t'achèterai toute la collection des pokémons en DVDs, tu veux ? » Mon dieu que tu régresses. Mais t'en as rien à cirer de devenir sentimental. C'est les circonstances qui l'exigent, faut savoir s'adapter. Lui donner de l'espoir. Te donner de l'espoir. Tu te mords la lèvre en esquissant un sourire qui se veut réconfortant, alors que t'as juste envie de hurler. Et tes doigts glissent sur son front avant de se loger dans ses cheveux dans un geste tendre. Un peu trop. « Et puis j'irai au Japon pour rencontrer le producteur et je lui demanderai de créer un nouveau Pokémon qui porte ton nom, ça de dirait ? Danichou, ou un truc du genre. » Ouais bon là, tu vas sans doute un peu loin, mais tu sais pas quoi lui raconter comme conneries pour qu'il reste concentré. T'es persuadé que Pokémon, ça va le maintenir en état de conscience. « Les secours arrivent Monsieur, vous avez besoin d'aide ? » Putain merci mon Dieu, les femmes servent à quelque chose. Tu ne la regardes pas. Tu ne lui réponds même pas. Ingratitude maximale. « Crève pas s'teuplé. Crève pas hein ? » Et t'appuies plus fort sur sa blessure alors que tes oreilles perçoivent le bruit salvateur des sirènes qui retentissent au loin.

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