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 ashley + the stray.

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MessageSujet: ashley + the stray.   Mer 22 Avr - 1:05



  ASHLEY BLACKTHORNE

  lost and thrown away

 
nom :  blackthorne. prénom :  ashley. oui, ça sonne féminin. non, ça ne le dérange pas. oui, il s'est fait frappé quelques fois à cause de ça. âge :  dix-huit ans. date et lieu de naissance :  24 décembre 1996; gold coast, australie. origines : australiennes. orientation sexuelle : ne sait pas, ne s'est jamais réellement posé la question. et en soit, qu'est-ce que ça change, homme ou femme ?  statut civil  :  célibataire. emploi(s), étude(s) : lycéen en terminale. traits de caractères : peureux, souriant, introverti, observateur, pessimiste, généreux, maladroit (autant avec ses gestes qu'avec ses mots), artiste, peu sûr de lui, à l'écoute, émotif, loyal, cynique. avatar : simone nobili. groupe : étudiants.




pendant un voyage en voiture, vous commencez à voir les autres voitures comme vos partenaires de voyages.
vous pensez encore que les années 90, c'était dix ans auparavant.
après avoir envoyé un message vous le relisez, juste pour être sur.
vous préférez vous garer dès que vous trouvez une place sur un parking quitte à marcher, plutôt que chercher la place parfaite.
quand vous prenez une douche vous attrapez de l'eau entre vos mains avant de l'envoyer dans un grand "splash" sur le sol de la baignoire.
quand vous téléphonez, vous vous mettez à marcher dans toute la maison.
vous remettez toujours à plus tard le moment de prendre la douche, mais une fois dedans vous ne voulez plus en sortir.
vous vous mettez à rêvasser quand vous lisez un livre avant de vous en rendre compte trois pages plus tard.
quand vous êtes dans un magasin où vous n'envisagez pas d'acheter quoique ce soit, vous commencez à devenir paranoïaque.
vous avez le sentiment d'être vivant juste avant qu'une tempête imminente n'ait lieu.
vous préparez des arguments dans votre tête en cas de conflit.
vous cherchez toujours l'émission parfaite avant de vous installez pour manger devant la télévision.
vous trouvez ça bizarre de dire votre prénom tout haut.
parfois vous arrêtez le micro-ondes une seconde avant qu'il ne sonne pour faire comme-ci vous arrêtiez une bombe.
vous êtes toujours déprimé le dimanche soir.
parler à votre coiffeur vous rend nerveux.
vous mettez votre musique en mode aléatoire, mais passez chaque chanson pour trouver celle que vous vouliez.
vous oubliez automatiquement le prénom de la personne alors qu'elle vient juste de se présenter.
 


pseudo/prénom : ana. âge : 18 (19 dans 27 jours, oui oui). pays : pays du chocolat, de la frite, de la bière et des gaufres. que du bon chez les belges ! où avez-vous trouvé le forum ? : égrâce à amandine/amfly/evan. personnage inventé ou scénario ? : inventé. cass-dédi : casse-dédi à moi-même. merci moi d'être aussi cool. et merci à mes fans pour leur soutien. puis un (petit) câlin à amandine parce qu'elle est cool. voilà, kiss kiss.
Code:
<pris>simone nobili</pris> ✉ ashley blackthorne


Dernière édition par Ashley Blackthorne le Jeu 23 Avr - 10:49, édité 6 fois
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MessageSujet: Re: ashley + the stray.   Mer 22 Avr - 1:07

cause we are the strays
hell is so close to heaven

+ il s'arrange pour porter des t-shirts et pulls à manches longues le plus souvent possible pour masquer ses marques de mutilation. ou alors, il porte de nombreux bracelets pour les cacher. + il est passionné de photographie depuis qu'il est tout petit. il aime se balader avec son appareil photo et capturer certains instants de sa vie, les immortaliser. + il a des TOCs ; il est germaphobe, il ouvre son frigo trois fois et ne marche que sur les bandes blanches sur les passages piétons. + il a horreur des fat-food, ces endroits qui doivent être infestés de bactéries le font fuir. + il a tendance à s'attacher trop vite aux gens et il est souvent déçu quand ceux-ci finissent par le quitter. + s'il a un problème, ash va se cloitrer dans sa chambre à la place d'en parler avec quelqu'un. + il aime sa petite sœur, kaya, plus que tout au monde. + il n'est pas très bon dans des situations sociales et préfère rester seul (mais pas trop seul non plus). + ça ne fait qu'un mois qu'il est sorti de l'hôpital psychiatrique, après un séjour de dix mois. + il a repris les cours, il devrait être à l'université, mais comme il a raté pas mal de matière durant les dix derniers mois, il reprend en terminale.



NOM DU PATIENT : BLACKTHORNE, ASHLEY
SEXE : MASCULIN
DATE DE L’ARRIVÉE : 17 JUIN 2014
HEURE DE L’ARRIVÉE : 14H12
TROUBLE(S) IDENTIFIÉ(S) : DÉPRESSION, CYCLOTHYMIE, MUTILATION, TROUBLES OBSESSIONNELS COMPULSIFS
DEGRÉ DE DANGEROSITÉ : UNIQUEMENT DANGEREUX POUR LUI-MÊME


Papa.
Je crois que mon père est un homme bon, au fond. Je ne sais pas, en fait. Je ne suis pas trop sûr de ce que j'avance. Je crois que, lui aussi, il s'est un peu égaré. Comme tout le monde.
Dans la merde. On y était jusqu'au cou. On n'a pas su gérer correctement. Je me demande comment il va faire à la maison, il va devoir se reprendre en main. Et pas qu'un peu. J'ai peur. J'ai peur de les laisser comme ça. Enfin, je veux dire si j'étais ... mort, je les aurai laissé  mais je n'aurai pas eu à m'inquiéter. Alors qu'en vie et loin d'eux, qu'est-ce que je peux faire d'autre que ça, m'inquiéter ?

Je n'ai jamais été proche de mon père, encore moins qu'avec ma mère. Lorsque j'ai eu six ans, notre lien se dégradait encore un peu plus de jour en jour. On était certainement plus proche d'une relation entre deux êtres vivants cohabitants dans le même espace qu'une relation père-fils, mais je ne m'en suis jamais plaint, je ne m'en préoccupais pas vraiment. Je crois que je ne m'en rendais pas compte à l'époque.

Apparemment, selon les dires de certains amis, notre famille projetait une image de petite famille unie et parfaite qui sortait tout droit d'une série américaine. Je n'ai jamais compris d'où venait cette image faussée sachant que mon père était très peu à la maison. Il y avait un moment où Kaya et moi, on ne le voyait que le week-end. On était encore jeunes, on se ne posait pas de questions, même si Kaya réclamait de le voir de temps à autres.

Il est du genre maladroit avec ses mots, pas vraiment bavard et exprimer ses sentiments, c'est assez compliqué pour lui aussi. Je crois que c'était ça notre plus gros problème, la communication. C'est sans doute ça qui a tout fichu en l'air. Je ne peux pas lui en vouloir vraiment parce que je n'ai pas fait d'effort pour lui faire comprendre que plus rien n'allait, mais il n'aurait sans doute pas remarquer mes signaux de détresse, lui-même étant en train d'en envoyer.

Je n'ai pas grand chose à dire sur lui, en vérité, je ne le connais pas aussi bien que je le voudrais. De ma naissance à mes dix-sept ans, il n'y a rien de passionnant à expliquer : il n'était pas présent, nous n'étions pas proches, il vivait de son côté, je vivais du mien. C'était aussi simple que ça, c'était aussi triste que ça.

Puis deux mois après mon anniversaire, tout à déraper. Enfin, au début, on a cru que c'était le début de la guérison pour ma mère. On avait un donneur d'organes. Des poumons sains à porter de mains qui pouvaient lui être greffés le jour même. Ça aurait mis fin à sa maladie et peut-être qu'elle aurait pu vivre normalement après un certain temps. L'opération s'était bien passée, on avait de l'espoir, elle était en convalescence, tout irait bien.
En réalité, on était bercé par des illusions.

Un soir, mon père est rentré en haletant, les larmes aux yeux. J'étais en train de préparer un semblant de dîner pendant que Kaya faisait ses devoirs sur la table à manger, la pauvre, elle n'avait qu'onze ans. Je n'avais jamais vu mon père comme ça, lui, qui d'habitude avait l'air si calme et détendu, était stressé et avait l'air perdu. Il nous a demandé de nous préparer, on allait à l'hôpital tout de suite.
En fait, c'était le début de la fin.

Après la mort de ma mère, il a décidé de repartir à zéro parce que Gold Coast lui rappelait de trop mauvais souvenirs et il a laissé Kaya choisir la ville de destination. Je n'ai jamais détesté mon père plus qu'à ce moment-là. On devait quitter la ville, nos amis, nos cours et tout ça pourquoi ? Pour un de ses caprices personnels. Je ne sais même pas s'il s'est demandé ce que nous, ses enfants, on en pensait. Je crois qu'il s'en fichait, il voulait fuir la ville.

Il a retrouvé un emploi en tant que professeur d'histoire au lycée. Il s'est fait viré après quelques mois et il a arrêté tous ses efforts pour paraître heureux et maître de lui quand il ne l'était évidemment pas. Il me laissait prendre soin de Kaya quand il partait boire un verre dans un bar miteux. Un verre se transformant en deux, puis trois, quatre ensuite et ainsi de suite. Il rentrait quand Kaya et moi devions partir pour l'école. Parfois, je le retrouvais sur le porche, il n'arrivait même pas à ouvrir la porte d'entrée et s'endormait devant la maison. Maintenant que je ne peux plus m'occuper de lui, je me demande ce qu'il va se passer. J'espère qu'il va réussir à se reprendre en main, ne serait-ce que pour Kaya.

Elle.
Je ne sais toujours pas quoi penser d'elle. Je n'ai même pas envie de prononcer son prénom, aujourd'hui. Ça faisait deux ans qu'on ne s'était pas vu et soudainement, elle a réapparu. Je ne sais pas d'où elle sortait, je ne savais pas pourquoi, ni comment, mais je ne vais pas mentir, ça faisait du bien de la voir. Je lui ai toujours dit. Je lui ai toujours dit que je l'aimais. Ce n'était un secret pour personne, même pas pour elle, tout le monde le savait. De son côté, elle n'a jamais rien dit, elle se contentait de rire ou de sourire quand ces trois petits mots s'échappaient de mes lèvres. On n'a jamais posé d'étiquette sur notre relation, elle continuait à jouer et moi, comme un con, je la suivais. C'était con, mais je l'aimais. C'était notre routine à nous ce « je t'aime, moi non plus » et ça me convenait, sans poser de mot, sans demander, on savait qu'elle était mienne et que j'étais sien.
Est-ce que j'ai l'air aussi stupide que je ne le pense maintenant que j'ai dit tout ça à voix haute ?
Sérieusement, c'est pathétique.

Cette fille. Elle m'intriguait. Je ne savais pas pourquoi. Elle n'était pas particulièrement belle, elle n'était pas particulièrement moche, mais quand elle me regardait, j'avais l'impression que ses yeux me transperçaient comme deux boulets de canon. Mort, voilà ce que j'avais l'impression d'être quand elle posait ses yeux sur moi. Mais c'était une mort douce, j'adorais ça. Un peu trop même.
Je me disais que je devais la prendre en photo, au moins une fois dans ma vie. Juste pour exprimer ce sentiment étrange chaque fois que je la voyais, pour exprimer ce que je ressentais pour cette fille que je ne connaissais absolument pas. Je savais qu'elle avait treize ans, comme moi. Je savais qu'elle n'avait pas beaucoup d'amis et que c'était une outsider, comme moi. Mais c'était tout. Pas de prénom, pas de classe, pas d'adresse, pas de numéro, rien. J'avais ce besoin de la photographier, juste une photo pour mieux la découvrir. J'avais besoin d'une photo pour établir une connexion parce que je savais que même si nous ne nous connaissions pas, on partageait un déjà sacré truc. Enfin, c'est comme ça que je l'ai toujours ressentis.

J'ai levé mon objectif et elle était là. Je me souviens que j'avais mon objectif 18-55mm et que je m'en voulais amèrement de ne pas avoir pris le 18-200mm pour avoir un meilleur rendu. Elle ne m'avait pas vue en train de faire ma mise au point sur l'autre bout du trottoir. Je me sentais un peu bizarre de faire ça comme ça, mais à ce moment-là, je m'en fichais, c'était pour l'amour de l'art. C'était pour l'amour tout court. Je me suis demandé pas mal de fois comment j'avais fait pour ne pas la voir plus tôt, cette belle brune. Alors que j'étais sur le point d'appuyer sur le fameux bouton, une voiture est passée, en plein dans mon plan que j'avais cadré à la perfection. Cette fichue voiture aurait attendu trente secondes de plus et je l'aurai eue cette photo. Quand j'ai relevé la tête, elle avait disparu de mon champ de vision. Je me sentais minable pour m'être attardé sur le réglage de détails alors que j'aurai pu prendre la photo pendant tout ce temps. Je me sentais vraiment con pour le coup. J'ai commencé à ranger mon matériel. J'étais en colère contre moi-même. Stupide et lent, voilà ce que j'étais. J'avais sans doute soupiré pour la vingtième fois en me mettant en route vers la maison familiale, mais une voix féminine m'a stoppé net dans mon élan.

C'était elle. Elle avait traversé la rue et elle se trouvait derrière moi. Si je me souviens bien, elle m'a dit quelque chose qui ressemblait à : « Alors comme ça, tu t'amuses à prendre de mignonnes petites inconnues en photo ? » J'ai dû sourire comme un idiot pendant quatre jours au moins.

C'était le début de tout, le début de nous. On est devenu meilleurs amis avec le temps. Le duo de choc, le duo inséparable, le duo ambigu. Personne n'a jamais compris la nature de notre relation et pour être honnête, moi non plus. Une fois ami, une fois amant, une fois inconnu. On se disputait souvent pour des broutilles, puis l'un d'entre nous venait s'excuser parce que la vie sans l'autre, c'était juste pas possible. J'ai commencé à être réellement possessif parce qu'elle était mienne et que je n'avais plus envie de la partager. Je l'embrassais, puis je l'évitais. Je l'aimais, puis je la détestais. Je ne savais pas vraiment, mais je tenais à elle. C'était la seule qui arrivait toujours à me retourner la tête, c'était la seule qui arrivait à trouver les mots justes. C'était la seule.

On a commencé à sortir ensemble, plus ou moins. Ça restait assez ambigu. C'était une relation exclusive, je crois. Je ne suis plus trop sûr. C'était comme ça que cela avait toujours fonctionné entre nous donc je ne me posais même plus de questions. Je l'aimais, elle me détestais. Je la détestais, elle m'aimait. Je la voulais, elle me repoussait. Je la repoussais, elle me voulait. Mais malgré tout, elle s'était toujours retrouvée sur le même chemin que moi, à faire la route à deux comme les meilleurs amis qu'on était. J'avais du mal à y croire, mais j'étais tombé amoureux d'elle. Moi, amoureux. D'une fille comme elle.
Maintenant que j'y repense, je pense que j'étais amoureux d'elle depuis le tout premier jour.

Je me souviens encore du jour où je lui ai dit que je partais. Je me sentais mal. Je n'avais pas le choix. Moi et elle. Elle et Moi. C'était fini tout ça. Maintenant, ma vie c'était Los Angeles : une ville de merde, remplie de gens stupides et hypocrites en tout genre. J'osais à peine la regarder dans les yeux, je me sentais tellement honteux de lui annoncer la veille du départ, mais c'était plus fort que moi. Je n'ai pas eu le courage de lui dire avant. Je l'aimais et une partie de moi l'aimera sans doute toute ma vie. Elle avait été la seule et la première. Je me sentais comme une merde. Je ne savais pas quoi faire. Du haut de mes quinze ans, encore lycéen australien et ma copine et moi, on jouait encore au chat et à la souris. Tout ce que j'avais trouvé à faire, c'était de lui prendre la nuque pour rapprocher son visage du mien. Après quelques secondes où je m'étais noyé dans son regard, j'avais déposé mes lèvres sur le haut de son crâne. Et je suis parti sans rien dire de plus. Je ne l'aurais bien embrassée, mais ça m'aurait tué.
Littéralement.

Maman.
Elle était là, reliée à tous ces d'appareils bipant les uns plus fort que les autres pour assurer qu'elle était vivante. Et pourtant.
Tout le monde pleurait. Je ne comprenais pas. Je ne l'avais pas vu venir. J'ai cru que tout allait bien. Ensuite, quand mes oncles et tantes sont arrivés, je me suis dit que tout n'était peut-être pas aussi bien que je le pensais, mais je n'ai pas voulu me poser plus de question. Je n'en avais pas envie. Je n'en ai toujours pas envie. Je ne sais pas si je savais ce qu'il allait se passer et que je refusais de me l'admettre ou si j'étais simplement bête. Dans les deux cas, ma réaction, ce jour-là, fut la pire chose que j'aie jamais faite. Je n'ai rien fait. Je suis resté planté là, sans pleurer, sans aucune réaction à regarder ma grand-mère prendre la main de ma génitrice en lui disant que c'est elle qui aurait dû partir la première.
Et là, ça m'a frappé.
J'ai essuyé mes larmes avec ma manche et j'ai fait la chose qui m'a semblé la plus cohérente à cet instant : j'ai couru vers la sortie. Je suffoquais. Je voyais trouble à cause des larmes. Je me suis finalement posé sur un banc en bois à l'extérieur de l'hôpital. Les passants me regardaient pleurer avec des regards interrogatifs, mais aucun d'eux n'a vraiment bougé pour savoir comment j'allais. Ce n'est peut-être pas plus mal parce qu'en vérité, je les aurais chassé avec du sarcasme en leur disant que ça se voyait que tout allait bien, non ?! Au fond, ça m'aurait fait du bien qu'une personne extérieure vienne me voir. Tout ce dont j'avais besoin à ce moment-là, c'était de fuir cette situation. Juste fuir.

C'est marrant, je n'aurai jamais cru que ça se passerait comme ça. Je pensais que le jour elle ne serait plus là, je criais de bonheur face à cette libération, à de nouvelles opportunités qui s'ouvriraient à moi. J'étais stupide, j'ai cru qu'elle ne comptait pas pour moi. Ça m'a détruit. Je n'ai pas réalisé au début avec la famille et les amis à nos côtés, je n'ai pas eu l'impression d'avoir un manque, je me suis dit que c'était ce que j'avais espéré depuis un moment et c'était juste ce qu'il se passait de temps à autres dans une vie. Maintenant qu'elle n'est plus là, je donnerai n'importe quoi pour ne serait-ce que lui dire au revoir correctement. Je m'en veux. Je m'en veux tellement, si vous saviez. Une des dernières fois où on s'est parlé, on s'est disputé. Et aujourd'hui, ça me manque qu'elle ne me fasse plus de reproches sur ma façon de vivre. On n'a jamais eu la meilleure des relations, elle et moi. On n'a jamais été très complice, je n'étais pas du genre à aller lui raconter mes secrets et autres, mais elle était là. Elle nous voyait comme un duo complice et uni, je n'avais jamais compris. Je ne l'avais pas remarqué avant, mais elle était un des piliers de ma vie. Mon monde s’effondre désormais.
Je ne sais pas.
Je ne sais plus.
Elle me manque.

Les trois premiers mois, j'ai fait comme si tout allait bien, j'ai souris, j'ai ri, j'ai vécu. Presque. Cette façade s'abattait à chaque fois que je franchissais le pas de la porte de ma chambre. J'ai pleuré. Plus de fois que je n'oserai l'avouer. J'ai pensé à me suicider. Plus de fois que je n'oserai l'avouer. J'ai perdu du poids, même si je me nourrissais encore. Ma concentration en cours était au point mort, même en art, je ne faisais plus rien. Mon corps était vide, mon âme était déjà morte. On a fini par remarquer mon manque d'activité. Mon prof d'art, ce héro, m'a confronté à la réalité que je fuyais depuis plusieurs mois déjà. J'ai fondu en larmes. Il a rapidement demandé aux autres élèves de sortir de la salle. Il s'est posé en face de moi et m'a interrogé sur ce qui n'allait pas. Je suis resté silencieux au début. Je ne savais pas quoi dire. Je pleurais médiocrement en silence. J'étais une épave. Et d'un coup, j'ai explosé. Je lui ai tout expliqué, la voix tremblante, les mains jointes calées entre mes cuisses, les yeux rivés sur mes chaussures trouées.
Silence.
Me jugeait-il, lui aussi ? C'était sans doute pour ça que je n'en parlais pas, en fait. Je ne voulais pas être jugé ou être regardé avec des regards de pitié. J'étais plus que vulnérable à ce moment-là et cela ne faisait que descendre mon moral qui était déjà au plus bas. Je n'avais pas dit au revoir à ma mère, je me sentais coupable et responsable de ce qui était arrivé à ma mère alors que ce n'était la faute de personne si la transfusion des poumons ne s'était pas passé comme prévu. Ce n'était la faute de personne si son propre corps avait refusé ces deux poumons inconnus. Ce n'était la faute de personne.

Il voulait que je l'annonce à la classe. J'ai secoué la tête de gauche à droite comme un furieux. Moi ? Annoncer ma triste réalité à une classe de vingt-trois élèves alors que j'avais passé trois mois à l'éviter ? Non. Pas possible. Je n'avais pas la force, ni le courage pour ça. Il m'a demandé si je voulais qu'il le fasse à ma place. Je me disais que tôt ou tard, on me poserait des questions sur ce qu'il s'était passé et les nouvelles allaient vite alors autant leur annoncer d'un coup. Le plan était simple, on reprendrait le cours tranquillement, ensuite je sortirais dix minutes plus tôt que les autres et il leur annoncera la nouvelle pendant que j'attendais, assis sur les marches du bâtiments.
Le temps semblait s'écouler vingt fois plus lentement que la normale. Je me suis levé pour faire trois pas avant de me rasseoir et finir par me lever encore quelques secondes après. C'était stressant ce genre de situation. Que disait mon professeur ? Quelles étaient les réactions de mes amis ? Qu'allaient-ils faire après ? J'étais à deux doigts de devenir dingue, de m'arracher les cheveux et de hurler de frustration. Heureusement, c'est à ce moment-là qu'ils sont sortis. Certains n'ont rien dit, certainement trop gênés pour trouver quelques choses à dire, d'autres m'ont pris dans leurs bras, les filles principalement, d'autres encore avaient les yeux rougis, ils avaient pleuré et je ne comprenais pas pourquoi.

Mais sur le moment même, je me suis senti ... soulagé. J'avais un poids en moins sur mes épaules.
J'aurai aimé vous dire que tout s'est bien passé par la suite, mais nous savons tous deux que si je suis là aujourd'hui, ce n'est pas pour vous raconter mon présent éblouissant.
Au contraire.

Kaya.
Kaya, je l'ai aimé dès qu'elle est rentrée à la maison. L'enfant-soleil. Je passais des heures à la regarder dans son berceau et je voulais toujours la prendre dans mes bras. Je m'étais promis, à six ans, que je serai le meilleur grand frère au monde. Maintenant que je m'en rappelle, je ne pense pas avoir rempli cette tâche convenablement. C'est pourtant la seule personne qui mérite réellement qu'on se batte pour elle. La seule et unique raison pour laquelle je suis resté en vie aussi longtemps. Je vous le promets, si elle n'avait pas été là, j'aurai voulu mettre fin à mes jours bien plus tôt. Kaya. Cette petite, je voudrais la protéger toute ma vie, lui montrer que le monde n'est pas aussi pourri qu'il en à l'air, mais comment je vais lui faire avaler ça, si même moi je n'y crois pas ? C'est un vrai rayon de soleil, elle n'arrête jamais de rire et de sourire. Je ne sais pas si elle se force, mais en tout cas, elle arrive à me faire croire, à moi, que le monde n'est peut-être pas aussi nul que ça. Et rien que pour ça, j'ai eu envie de me battre. J'ai vraiment essayé, j'ai vraiment voulu mais ... J'ai pas pu. J'espère que quand je rentrerai à la maison, elle ne m'en voudra pas. J'espère qu'elle me pardonnera pour avoir voulu la quitter si brusquement, sans adieu, ni rien. Parce qu'en vérité, j'ai même pas osé lui dire au revoir, ni lui écrire une lettre, d'ailleurs. Sérieusement, qu'est-ce que je lui aurais dit ? « Adieu, je t'aime, mais c'est trop dur. Ton frère. » ? Ça aurait été la pire lettre d'adieu au monde.

A la mort de notre mère, elle a semblé tenir le coup, du haut de ses onze ans, elle semblait mieux assumer la nouvelle que mon père et moi. Je l'admire, ça devrait être l'inverse, je devrais être l'exemple et pourtant, elle ne s'est pas arrêtée là où moi je l'ai fait, elle n'a pas reculé devant un obstacle quand moi, j'ai baissé les bras. Malgré les deux ans qui nous séparent, je pense qu'elle doit être plus mature que moi, plus adulte. Elle a dû pas mal en baver avec deux vieux idiots à ses côtés.  

Quelques mois avant mon suicide, elle a appelé mon ex. Je ne sais pas pourquoi elle a pensé que cela serait une bonne idée, mais la fille que je voyais comme étant la femme de ma vie est arrivée la nuit de ma tentative de suicide. Ça m'a sauvé la vie. Elle a peut-être bien fait, peut-être pas. Je ne sais pas trop.

Je ne m'en fais pas trop pour elle, c'est une débrouillarde, je sais qu'elle arrivera à gérer toutes les situations. Elle n'a jamais eu besoin de moi et encore moins de mon père pour garantir sa réussite. C'est une jeune fille brillante. La seule chose qui me fait peur, c'est qu'elle me reproche toutes les erreurs que j'aie pu faire ces derniers mois.
Je m'en veux.
Je suis désolé.
Pardonne-moi, Kaya.

Moi.
Je suis perdu. Je ne sais plus quoi penser. Je ne sais plus quoi faire. Je veux que ... tout se finisse. Je n'en peux plus. Je suis à bout.

Je n'ai jamais fait partie de ce groupe de jeunes qu'on admire et qu'on regarde en se disant qu'on aimerait faire partie de la bande. Non, moi, j'étais dans un coin à essayer de m'intégrer sans vraiment y parvenir. J'étais un outsider et j'ai fini par m'y faire, j'ai arrêté d'essayer si durement et je me suis juste concentré sur des choses que j'aimais faire avec des personnes qui avaient envie de partager mes passions avec moi et non plus des gens avec qui je forçais le contact. Ma vie était devenue légèrement plus facile une fois que j'avais réalisé ça. Je n'ai pas grand chose à dire sur mon enfance, en fait. Je n'étais pas le gamin ayant les meilleures relations avec ses parents, mais je n'étais pas non plus un gamin malheureux.

Pendant mon adolescence, ma vie s'est définitivement améliorée grâce à ... elle. Maintenant que j'y repense, je me dis qu'on était un duo bizarre, qu'elle me faisait sentir aussi bien que mal. J'étais bien, j'étais mal, j'étais amoureux. Après ça, c'était la descente aux Enfers, lente et douloureuse. Elle a duré trois ans cette chute et je crois qu'elle dure toujours. Je tombe. Je sombre. Je me fais avaler par le gouffre. C'est froid, malsain et noir. Je me suis égaré du droit chemin.

D'abord, j'ai trébuché quand ma mère nous a quittée. J'ai cru que je me relèverai sans aucune égratignure. En vérité, j'étais en sang et je traînais dans la boue. Déjà à ce moment-là, mon état était pitoyable. Ensuite, j'ai glissé dans la boue la tête la première quand mon père m'a annoncé qu'on quittait le pays et qu'on irait autre part pour recommencer à zéro. Je n'en avais aucune envie, mais il ne nous rien demandé. Je devais l'annoncer aux autres, et surtout à elle, que je devais les quitter. J'appréhendais cet instant, je crois que j'aurai préféré fuir sans rien dire à personne, mais c'était tellement lâche comme décision. Puis je lui devais bien ça, la prévenir au moins.
Après ça, j'ai eu l'occasion de relever la tête et de ramper un peu. Mon père n'avait pas eu tort sur toute la ligne, c'était vrai que cela faisait du bien un nouveau départ dans une nouvelle ville où on ne connaissait personne et que personne ne nous connaissait. J'ai glissé et je me suis enfoncé en me rendant compte qu'en fait, j'étais prisonnier de sables mouvants quand mon père a perdu son job et qu'il a commencé à boire pour oublier sa peine et ses problèmes. J'ai tenu trois ans comme ça. Mes espoirs d'une vie normale disparaissaient proportionnellement aux nombres de bouteilles de whisky bon marché qui apparaissaient dans notre poubelle.

Puis j'ai craqué. Je me souviens de cette nuit encore tellement clairement. J'avais réfléchis à la question, j'avais pesé le pour et le contre. Je tenais les bords de l'évier de la salle de bain en soupirant. C'était le moment, maintenant ou jamais. Je relevé la tête et j'ai fixé ma réflexion dans le miroir. J'étais pâle, j'avais l'air misérable et je l'étais. Je ne voyais plus l'intérêt de rester en vie, même Kaya ne me motivait plus à rester alors je préférais partir et en finir une fois pour toute. Une décision de lâche ? Oui, certainement. J'avais ouvert le cabinet qui se trouvait derrière le miroir et j'ai pris la grosse boite de pilules blanches. J'avais commencé par en mettre cinq dans ma main et je m'étais dit que ce n'était pas assez donc j'ai quadruplé la dose. Une fois la dernière avalée, je me suis regardé encore une fois dans le miroir. J'étais pâle, j'avais l'air misérable et je l'étais, mais j'ai souris. Bientôt, tout ça n'aurait été qu'un mauvais rêve. Est-ce que je regrette ? Non, pas vraiment. Je regrette juste d'avoir raté.

Après ça, je suis retourné dans ma chambre et je me suis couché sur le parquet et j'observais mon plafond où j'avais collé toutes mes photos. L'idée de prendre une dernière photo avant de mourir m'avait traversé l'esprit et puis, je ne sais pas, j'ai dû oublier. J'entendais des pas venir du couloir, mais je n'y avais pas tellement fait attention, je sentais que la fin était proche. Enfin. J'ai fermé les les yeux. Abandonné et seul. C’est comme ça que j'avais toujours été et c’était comme ça que je me sentais le mieux. Je disais mes derniers adieux.
Adieu, Kaya.
Adieu, papa.
Adieu, monde.
Oui, adieu.

La suite est assez floue, la prise de somnifères n'a pas dû aider beaucoup. J'avais reçu un coup dans la figure. J'entendais des cris lointains qui se faisaient de plus en plus distincts. J'ai ouvert un œil. Ma vision était aussi floue qu'un objectif réglé manuellement duquel on n'a pas encore fait la mise au point. J'ai cligné des yeux plusieurs fois, mais rien n'y faisait, c'était flou, partout. Puis c'était froid. Glacial. On m'avait jeté un seau d'eau dessus. Ça ne m'a pas réellement permis de rester éveiller longtemps. J'entendais encore les cris, mais je ne distinguais pas ce qu'on disait. Après ça, c'était le noir total. J'ai dû m'endormir. Ou m'évanouir.

J'ai appris par la suite que Kaya avait appelé mon ex, la fameuse « elle » quelques mois plus tôt car elle avait remarqué que plus rien ne tournait rond. Elle est intelligente, cette petite, mais je ne comprends pas pourquoi c'est elle qu'elle a appelé, mais elle m'a sauvé la vie. Je ne sais pas encore si je dois la remercier pour ça ou la détester. Elle m'a promis que pendant le temps où je serai absent, elle prendrait soin de la famille. Je ne sais pas ce que je pense de son retour dans ma vie. Ça faisait cinq ans qu'on ne s'était pas vu et même après tout ce temps, elle a accouru pour me sauver la vie.
Je crois que je l'aime encore.
Je ne suis pas sûr que ça soit une bonne chose.

NOM DU PATIENT : BLACKTHORNE, ASHLEY
SEXE : MASCULIN
DATE DU DÉPART : 03 MARS 2015
HEURE DU DÉPART : 09H15


Papa, Kaya et Elle.
Ça fait presque dix mois que je ne les ai pas vu. J'ai eu quelques nouvelles rapidement, mais rien de bien précis. J'espère que mon père a remonté la pente, qu'il n'a plus besoin d'alcool et qu'il porte toute son attention à Kaya et sa carrière. On a déjà raté tellement de fois, on ne peut plus se permettre d'autres ratures sur l'histoire de notre vie.

Kaya me manque tellement, j'ai besoin de revoir ce rayon de soleil. J'ai besoin qu'elle me remette de bonne humeur comme elle savait le faire avant. J'ai hâte. J'ai peur aussi. J'ai peur qu'elle m'en veuille toujours pour avoir essayé de m'arracher à cette vie. Je crois qu'elle ne comprenait pas tellement mon geste, elle devait se dire qu'on était ensemble et c'était suffisant. Ça aurait dû l'être, mais j'étais bien trop stupide et bien trop concentré sur la prison mentale que je m'étais créé tout seul que je ne voyais pas qu'à ce moment-là, je la blessais, elle aussi, autant que je me blessais moi.

Et elle. Presque quatre ans après notre séparation et dix mois après son retour dans ma vie, je n'ai toujours pas envie de prononcer son prénom. C'est celle que j'appréhende le plus de revoir. Je ne sais pas vraiment quoi en penser. Je me demande pourquoi elle a parcouru autant de kilomètres de pour un minable comme moi.
Ah, attendez, je me souviens. Ce n'est pas pour moi qu'elle s'est déplacée, c'est pour Kaya. Je me rappelle que quelques jours avant que je en sois admis ici, elle m'avait dit qu'elle ne le faisait pas pour moi, mais pour ma sœur parce qu'elle méritait tellement mieux qu'un frère lamentable comme moi. Et elle avait raison.
Elle a toujours raison.
C'est bien ça qui me fait peur.

Maman.
Que voulez-vous que je vous dise encore sur elle ? Je crois que je vous ai tout raconté. Elle n'est plus là. Ce n'est pas ma faute, ce n'est pas la faute de l'hôpital, c'est juste que son corps était trop faible pour supporter une telle opération. Après tout, une greffe de poumons, ce n'est pas rien. Elle s'est battue autant qu'elle a pu pour rester en vie. Il y a dix mois, j'aurai dit qu'elle aurait dû prendre ma place, j'aurai cédé ma vie pour la sienne. Aujourd'hui, je me dis que je vis pour deux. Je veux qu'elle soit fière de moi, je veux travailler en accord avec ma passion, je veux voir la vie sous un autre angle.

Je ne crois pas qu'un jour je puisse me remettre d'un tel événement. Est-ce que quelqu'un  peut se remettre de la mort d'une personne aussi proche ? Je ne suis pas sûr. Je sais que dans mon cas, chaque fois que j'y penserai, j'aurai un pincement au cœur et un goût amer coincé dans le fond de ma gorge, mais j'ai arrêté de penser à tous ces moments qui auraient pu être et à la place, je pense à tous ces moments qui ont été ; des souvenirs heureux, des photos, des idées. Ça ne l'a ramènera pas, ça ne la ramènera jamais.
Mais ça aide.

Lui.
J'aime bien parler de lui. Il s'appelle Evan. J'ai oublié son nom de famille par contre. Je l'ai rencontré ici même quelques semaines après mon admission. Il a été d'un soutien précieux. Je lui en serai reconnaissant à vie, je pense. Avec lui, j'ai pu parler de tout et de rien ; nos rêves, nos peurs, nos espoirs, nos passés respectifs, nos idées d'avenir, la pluie et le beau temps. C'était un peu le meilleur moment de la journée pouvoir lui parler. On passait quelques fois nos après-midi devant la fenêtre lorsqu'il pleuvait et on continuait à bavarder. Dans un environnement comme celui-ci, c'était plutôt sympathique de trouver un allié.

Il est sorti bien avant moi et c'est à cause de lui que j'ai dû rester bien plus longtemps que prévu. Je sais que j'aurai pu partir bien avant aujourd'hui, mais quand Evan a quitté l'hôpital, ça a laissé un vide derrière lui. C'était bizarre. J'ai eu l'impression de retourner à la case départ pendant un certain temps, j'avais eu l'impression de perdre un ami proche. Je ne sais pas très bien ce qu'il fait aujourd'hui, ni où il est, mais j'espère qu'il va bien.
C'était un brave ce Evan.
Je l'aimais bien.

Moi.
Vous dire que je sais qui je suis maintenant serait un gros mensonge. Je ne sais pas. Je ne sais pas si je saurai un jour qui je suis vraiment, c'est plutôt complexe comme question et c'est difficile à dire quand on a que dix-huit ans et qu'on a pas vécu tellement de choses.

Je dois avouer que ça me fait un peu peur de retourner dans le monde extérieur après être resté dix mois ici. Ça m'a fait du bien pour me remettre en cause, me poser les bonnes questions et avoir les bonnes réponses à ces questions. Je pense que de temps à autres, on a besoin d'un moment où on se met en retrait et où on fait une évaluation de sa vie. Est-ce que c'est que je veux réellement faire ? Est-ce que je suis là où je dois être ? Est-ce vraiment la personne que j'ai envie de devenir ?

Je ne sais toujours pas ce que je veux réellement faire, je sais qu'à cet instant, j'ai envie de rentrer chez moi, mon vrai chez moi. Je ne pense pas qu'être cet hôpital est le lieu où je dois être. Je pense que je dois être au près de mes proches, il est plus que temps maintenant. Je ne suis pas sûr de ce que je suis en train de devenir, mais ça ne peut pas être pire que la première fois que j'ai essayé de devenir quelqu'un, pas vrai ?


Dernière édition par Ashley Blackthorne le Jeu 23 Avr - 10:50, édité 8 fois
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MessageSujet: Re: ashley + the stray.   Mer 22 Avr - 1:13

mais c'est que vous êtes venus en duo viensla oh puis simone quoi fall il a pas un nom qui vends du rêve, mais il a la tête en tout cas enfin bref bienvenue et bon courage pour ta fiche inlove si tu as des questions faut pas hésiter à nous harceler hihi et je te réserve le monsieur pour trois jours

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MessageSujet: Re: ashley + the stray.   Mer 22 Avr - 3:53

Bienvenue et bon courage pour ta fiche I love you
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MessageSujet: Re: ashley + the stray.   Mer 22 Avr - 9:23

simoooooooooooooone. (j'suis simone, elle est bonne et j'suis trop bonne pour toi... geuh )
en tout cas, hâte de découvrir ton bonhomme dont j'aime déjà beaucoup le pseudo. I love you
bienvenue. bave inlove
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MessageSujet: Re: ashley + the stray.   Mer 22 Avr - 10:09

Aw, Simone Nobili ! wtf Bienvenue par ici, chouette choix d’avatar et de pseudonyme, j'attends de voir quel genre de personnage tu nous feras ! inlove
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MessageSujet: Re: ashley + the stray.   Mer 22 Avr - 12:05

team belge

ton choix d'avatar est parfait giii bienvenue, et bon courage pour ta fiche
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MessageSujet: Re: ashley + the stray.   Mer 22 Avr - 13:02

bienvenuuuuuue *-*
bonne chance pour ta fiche I love you

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MessageSujet: Re: ashley + the stray.   Mer 22 Avr - 13:03

Merci à tous, vous êtes des amours ♥
Et oui, Ethen, #TEAMBELGE YO
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MessageSujet: Re: ashley + the stray.   Mer 22 Avr - 13:17

Bienvenue et bon courage pour ta fiche fall
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MessageSujet: Re: ashley + the stray.   Mer 22 Avr - 13:18

La cass-dédi j'adore On dirait Kirbikiki qui s'envoie des fleurs nawak
Simone est parfait, si j'avais un DC je l'aurais pris lui bave Bienvenue par ici, puis bon courage pour finir ta fiche !
Si t'as des questions viens me voir moi, je suis plus gentille/cool/géniale/influençable hihi

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Barre-toi, casse-toi je t'ai dit. Qu'est-ce qui te faut de plus, t'en n'as pas vu assez. Et arrête de me regarder comme ça. T'as rien écouté, t'as rien compris. Comment je dois te le dire pour que ça imprime.
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MessageSujet: Re: ashley + the stray.   Mer 22 Avr - 13:59

bienvenue parmi nous beau gosse inlove
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MessageSujet: Re: ashley + the stray.   Mer 22 Avr - 14:04

Haha, autant les gens s'attendaient à un garçon en lisant mon prénom, autant je m'attendais à une fille en lisant le tien.
Bref, bienvenue parmi nous et bon courage pour ta fiche! I love you

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après tout, certains disent que les plus belles histoires d'amour sont celles qu'on n'a pas eu le temps de vivre. peut-être que les baisers qu'on ne reçoit pas sont aussi les plus intenses.
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MessageSujet: Re: ashley + the stray.   Mer 22 Avr - 14:07

SIMONE + ashley pour un homme god je meurs oui
Bienvenuuuue geuh
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MessageSujet: Re: ashley + the stray.   Mer 22 Avr - 17:53

bienvenue geuh

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    I’ve been in love with love △ And the idea of something, binding us together. You know that love is strong enough, I’ve seen time tell tales about that systematic drug, Yeah that heart that beats as one. It’s collectively. Unconsciously composed. I lost my head in San Francisco, waiting for the fog to roll out. But I found it in a rain cloud. It. Was. Smiling. Down. Do you feel the love? I feel the love. C’mon c’mon, lets start it up!©️endlesslove
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MessageSujet: Re: ashley + the stray.   Mer 22 Avr - 18:04

SIMONEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEE inlove inlove inlove inlove inlove inlove inlove puis le pseudo gaa
bienvenue parmi nous giii bon courage pour ta fiche loveme
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MessageSujet: Re: ashley + the stray.   Mer 22 Avr - 18:19

COMMENT VOUS ETES TROP DES GENTILS???
JE VOUS AIME DEJA VOILA ♥
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MessageSujet: Re: ashley + the stray.   Jeu 23 Avr - 11:56

Bienvenue et bonne chance pour ta fiche bril
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MessageSujet: Re: ashley + the stray.   Jeu 23 Avr - 12:00

Merci Effie ♥
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MessageSujet: Re: ashley + the stray.   Jeu 23 Avr - 13:10

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Félicitations, tu fais désormais partie de la famille de Crystal Cove Les fous t'accueillent à bras ouverts, parce que plus on est de fous ... Voici quelques petites étapes pour bien t'intégrer au forum, et procéder à une bonne gestion de ton personnage dès le départ. Pense d'abord à aller faire un tour du côté des métiers et des études pour apparaître dans le répertoire. Construis ta fiche de liens afin de te faire des amis et des relations pour RPer parmi nous. Mais si l'inspiration ne viens pas, n'hésite pas à aller faire un tour à la loterie du RP pour commencer à écrire avec un partenaire et une situation choisis au hasard ! Si tu recherches quelqu'un en particulier, n'hésite pas à poster un scénario. Et surtout, jette un coup d’œil régulier aux demandes de liens avant inscription pour aider les nouveaux membres, c'est toujours plus sympa. On t'attend dans le flood et les jeux pour sympathiser avec les membres déjà présents gnia
Pour finir, n'oublie pas de consulter les mystères pour essayer de résoudre l'enquête, et les intrigues pour t'amuser avec les autres membres et marquer des points !
Si tu as la moindre question, les administratrices de Crystal Cove se feront une joie de t'éclairer.
AMUSE TOI BIEN DANS CE NOUVEAU CHEZ TOI gaa

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